Les
jardins familiaux sont des lotissements de parcelles mis à disposition de
jardiniers afin qu'ils en jouissent pour leurs loisirs et les cultivent pour
les besoins de leur famille, à l'exclusion de tout usage commercial. Une initiative apparue dès le XIXème siècle en Angleterre puis en Allemagne, et qui s'est ensuite développée dans toute l'Europe... En Ile-de-France, certains jardins familiaux sont les héritiers des jardins ouvriers créés entre les deux guerres mondiales, d'autres sont de création plus récente, à l'initiative des municipalités (dans les Hauts-de-Seine, Chaville, Gennevilliers ou Puteaux par exemple).
A Boulogne-Billancourt qui accueillait autrefois de nombreux jardins ouvriers, il reste quelques jardins familiaux près du Pont-de-Sèvres, en terrasse, dans un lieu par ailleurs extrêmement urbanisé. La question de leur devenir est posée dans le
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Pour l'aménagement des quatre kilomètres de berges de Seine entre Sèvres et Issy-les-Moulineaux, rappelons que trois options figurent à la concertation, même si le Conseil général a lors des réunions publiques refusé toute position autre que l'acceptation aveugle de la construction d'une quatre voies. Ces options improprement baptisées "variantes" désignent des choix radicalement différents :
- la "variante" 1 est la construction d'une deux fois deux voies (quatre voies), plus pistes cyclables, plus cinquième voie routière sur plusieurs tronçons (soit une voirie couvrant au total 14 hectares sur les 20 du projet, deux fois plus que ce qu'annonce le Conseil général).
- les "variantes" 2 et 3 désignent des solutions à deux voies routières plus bandes cyclables, soit avec des feux, soit ponctuée de mini-giratoires. La variante 2 constitue en réalité une quatre voies sur une partie du tronçon, avant les feux ; la variante 3 repose sur la fluidité apportée par l'aménagement spécifique que constituent les mini-giratoires.
Le Conseil général a bien voulu mettre en place au carrefour Vaugirard, sur la base d'une étude demandée par Arc de Seine à l'équipe Collin-Le Gal, l'un de ces mini-giratoires (photo ci-dessus), mais semble bloqué à ce stade par une méconnaissance de cet aménagement : l'ayant pour sa part "expérimenté", il pense toujours qu'il s'agit d'un aménagement "expérimental", alors que de grandes villes françaises les utilisent maintenant couramment. Particulièrement pour leurs performances en termes de sécurité : les mini-giratoires permettent en effet des baisses drastiques
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Le schéma de
cohérence territoriale (SCOT) des Coteaux et du Val de Seine est en cours de
révision. Les SCOT, créés par la loi Solidarité et renouvellement urbains, sont des documents de planification intercommunale qui fixent
les grandes orientations de l’aménagement du territoire. Pour le Val de Seine,
le SCOT concerne aujourd’hui les communautés d'agglomération Arc de Seine
(Chaville, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Vanves et Ville d'Avray), Val de Seine
(Boulogne-Billancourt, Sèvres) et Cœur de Seine (Garches, Saint-Cloud,
Vaucresson), ainsi que la commune de Marnes-la-Coquette.
Il faut d'abord saluer la démarche : un seul
schéma directeur ayant valeur de SCOT est approuvé dans les Hauts-de-Seine et c'est celui du Val-de-Seine, élaboré d'abord en 1996 dans une configuration géographique qui regroupait alors les
communes de Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Saint-Cloud,
Sèvres et Vanves.
Puis en analyser le contenu, car le SCOT ne se limite pas à des affirmations
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La transformation, voulue par le Conseil général, de la RD 7 en quatre voies coupant de la Seine Meudon, Sèvres et Issy serait directement contraire à des décisions arrêtées par plusieurs des collectivités concernées.
A Issy-les-Moulineaux, le plan local d'urbanisme voté en décembre 2005 est sans ambiguïté : au chapitre II.3 dont le premier point est intitulé "supprimer les derniers verrous entre la ville et la Seine", le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) définit ainsi le devenir choisi par la ville pour la RD7 : "La Ville souhaite que la RD7 soit homogénéisée selon un aménagement spécial, avec une file de circulation automobile dans chaque sens et que les emprises ainsi libérées soient affectées aux circulations douces (piétons, vélos), et éventuellement aux transports en commun."
Au niveau régional, le plan de déplacements urbains en vigueur, qui définit
les principes permettant d'organiser les déplacements de personnes, le
transport des
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Corinne Lesens, mère de famille et salariée, a
emménagé le 1er février dernier à Issy-les-Moulineaux, dans le
quartier des Chartreux. Elle est maintenant riveraine de la RD 7. Rencontre :
En 2007, je devais me rapprocher de mon travail,
j’ai choisi d’habiter le quartier des Chartreux à Issy-les-Moulineaux. Ce
quartier était beaucoup vanté par le promoteur mais aussi par la mairie. Le
promoteur mettait en valeur la proximité de la Seine et, concernant la RD 7, il
avait édité des plaquettes qui montraient une circulation très apaisée. Il
soulignait pour l’aménagement futur que la mairie avait voté la construction
d’une route en 2x1 voie, et conseillait d’aller voir le cabinet d’urbanisme de
la ville. C’est ce que j’ai fait.
Là, j’ai été accueillie avec beaucoup de
gentillesse et de compétence. Les membres du cabinet d’urbanisme ont précisé
que la solution 2x1,5 voies (avec pistes cyclables) avait été votée à
l’unanimité par le Conseil municipal ; ils ont dit aussi que le Conseil
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Le
Conseil général des Hauts-de-Seine, tout en affirmant vouloir "rendre la
Seine aux habitants" appuie sa volonté de transformer en quatre voies les bords du fleuve
à Meudon, Issy et Sèvres sur des
projections de trafic à
horizon 2020/2030. Projections de trafic qui
s’appuient elles-mêmes sur des prévisions de densification immobilière : à l’horizon
2015, deux millions de m2 supplémentaires d’espace bâti dans le Val-de-Seine, avec
principalement de l’immobilier de bureau, a ainsi annoncé Patrick Devedjian le 6 octobre en citant des études qu'il aurait fait réaliser. Etudes qui n'étaient pourtant pas disponibles, et la demande de communication émanant de la salle était restée sans réponse... Une étude de trafic datée du 13 octobre a finalement
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Dans
une salle beaucoup trop petite qui a valu à plusieurs dizaines de personnes de
passer la soirée debout, la seconde et en principe dernière réunion de la
concertation RD 7 s’est tenue hier soir à Issy-les-Moulineaux. Une
réunion à bien des égards extrêmement surprenante.
Tout
d’abord, la présentation initiale par les représentants du Conseil général et
leurs cabinets d’étude a quasiment fait l’impasse sur l’objet même de la
concertation : le choix essentiel entre la construction ou non d’une
quatre voies au bord du fleuve. Aucune présentation des avantages et inconvénients
respectifs des options : une quatre voies, ou une 2x1,5 voies soit avec
des feux, soit ponctuée de mini-giratoires, aménagement novateur permettant de
fluidifier le trafic sans élargir la voirie. Lors des quelque 50 minutes de
présentation, moins d’une minute a été consacrée à une simple mention de ces
solutions très différentes les unes des autres, que le Conseil général dénomme
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La
seule question de fond, dans la consultation RD 7, est le choix entre le passé
et l’avenir.
D’un
côté, la construction d’une route à quatre voies, vouant le paysage à n'être plus qu’un passage, la ville à se couper définitivement du fleuve, les
riverains à dormir difficilement et tous à vivre dans le bruit. C’est ce à quoi se
cantonnaient dans les années 60 les constructeurs de rocades. Connaissez vous
Angers ? La célèbre douceur locale y a été fortement mise à mal par
cette génération d’ingénieurs qui n’ont vu ni la ville ni la Loire, mais
seulement
l’autoroute urbaine qui a scindé l’une de l’autre. Plus près de nous,
essayez d’aller prendre l’air sur les quais à Suresnes, à Puteaux ou à Levallois, investis
par la quatre voies. Une avenue à fort trafic génère en moyenne 90 décibels, quand
30 à 60 décibels sont considérés comme supportables, 60 à 85 comme fatigants,
85 à 95 comme difficilement supportables. Selon la communication du
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