La possible suppression de la taxe professionnelle - qui n'est à ce stade qu'un projet, dans l'attente de la décision des assemblées parlementaires - mobilise toutes les collectivités locales. Les inconvénients de ce mode d'imposition sont en effet connus de longue date avec notamment sa très inégale répartition territoriale, mais la "TP" représente 44% du produit fiscal
direct total des collectivités. Son remplacement par d'autres financements exige donc une préparation très maîtrisée.
Dans les Hauts-de-Seine comme ailleurs, les intercommunalités et particulièrement les cinq communautés d'agglomération du département sont les plus concernées. Mais les communes altoséquanaises hors agglomérations le sont aussi, certaines bénéficiant d'apports massifs de taxe professionnelle. Les derniers chiffres disponibles (2007) illustrent tant les inégalités territoriales - dont la lecture doit être complétée par les inégalités que créent d'autres produits ou charges - que l'ampleur du sujet. Les voici pour les 17 villes hors communautés d'agglomération du département :
- Asnières : 14,4 millions d'euros, soit 189 euros par habitant
- Bois-Colombes : 2,9 millions d'euros, soit 120 euros par habitant
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Le redécoupage des circonscriptions
législatives annoncé de longue date - on sait que le dernier remonte à 1986, sur la base du recensement de 1982 ! - a commencé la semaine dernière et la
nouvelle configuration devrait être publiée dans un délai d'un an. Mais dans
les Hauts-de-Seine, aucun "redécoupage" ou "remodelage"
n’est à l’ordre du jour. Certes, la population a évolué modérément et le département ne figure pas parmi ceux dont les circonscriptions accusent un écart massif. Mais l'écart de population entre la 10ème circonscription, la moins peuplée (cantons de
: Boulogne-Billancourt Sud pour la partie non comprise dans la 9e circonscription,
Issy-les-Moulineaux Est, Issy-les-Moulineaux Ouest et Vanves) et la 4ème circonscription, la plus peuplée (cantons
de : Neuilly-sur-Seine Nord, Neuilly-sur-Seine Sud et Puteaux) était tout de même de 23% au recensement de 1999 ; on n'en est pas vraiment au "suffrage universel et égal" prévu par la Constitution !
Le nombre de députés alto-séquanais restera donc de 13, comme depuis la création du département en 1964. Le découpage interne des circonscriptions dessiné en
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L'intercommunalité dans les Hauts-de-Seine est structurée aujourd'hui en 34 groupements, dont cinq communautés d'agglomération : par ordre décroissant de population, Arc de Seine (en vert sur la carte), Les Hauts-de-Bièvres (en jaune sur la carte), Sud de Seine (en rose sur la carte), Val de Seine (en bleu roi sur la carte) et Coeur de Seine (en bleu ciel sur la carte). S'y ajoute la communauté de communes de Châtillon-Montrouge (en blanc sur la carte).
Des évolutions notables se dessinent. Dans le centre du département, le projet de fusion entre Arc de Seine et Val de Seine, s'il est validé en l'état par l'autorité préfectorale et les assemblées délibératives, créera un ensemble de près de 300 000 habitants, soit le cinquième de la population du département. Un peu plus au nord, au dessus de Coeur de Seine qui unit Garches, Saint-Cloud et Vaucresson en un groupement de 55 000 habitants seulement, les communes de Rueil-Malmaison (74 000 habitants) et de Suresnes (40 000 habitants) ont annoncé leur intention de fonder
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Hier soir à Colombes,
quelque 500 personnes ont participé à la réunion de lancement par la ville de
son agenda 21. Ces documents sont parfois, loin de leur esprit d’origine,
réduits à de plus ou moins vagues conglomérats de mesures anecdotiques élaborés en chambre. A priori, on peut espérer autre chose du futur agenda 21 de Colombes : difficile en tous cas de ne pas être conquis par l’ambiance d'échanges actifs et sereins dans
cette soirée préalable à une série d’ateliers. Un dialogue s’est noué autour des intervenants (les élus de Colombes accompagnés de Dominique Voynet, de Jean-Marie Pelt, président de l'institut européen d'écologie, et de Marie-Pierre Digard, présidente de l'ARENE Ile-de-France) mais aussi des
expériences, questions et propositions concrètes des habitants, entrepreneurs
locaux, membres de conseils de quartiers, représentants d'associations ou partenaires institutionnels. Le "double moteur essentiel que sont les élus et les habitants" pour Jean-Marie Pelt est apparemment enclenché,
loin
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Dans le Val de Seine, après la destruction de Renault, subsiste un seul témoignage de ce qui fut la richesse industrielle du site : l'usine Gaupillat, route de Vaugirard à Meudon, en face de l'Ile Seguin. L'entreprise Gaupillat dans ses activités successives fut le coeur de vie, aux XIXème et XXème siècles, de nombreuses générations
d'industriels et d'ouvriers dans le Bas-Meudon. Menacée elle aussi de
destruction, elle fait fort heureusement depuis 2004 l'objet d'un projet de réhabilitation qui est aussi le projet d'un lieu de vie pour ce quartier - lequel en a grandement besoin.
Exploitant les potentialités de la façade en bord de Seine comme l'espace disponible dans sa profondeur, le projet s'articule en un pôle d’animations culturelles, artistiques et sociales comprenant aussi un restaurant
panoramique en terrasse. Porté par l'association "La Fabrique" (ici Antoine Monnet, son président), par des partenaires qualifiés et des
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A Colombes, l’ancienne usine élévatrice des eaux, qui a constitué
pendant la plus grande partie du XXème siècle un élément essentiel de
l’assainissement en Ile-de-France, a été réhabilitée à partir de 2003, sous
l’égide du SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de
l’agglomération parisienne). L’usine prolongeait les égouts collecteurs et une
première usine à Clichy ; après
"dégrossissage", l'usine de
Colombes pompait les eaux usées à travers
le pont-aqueduc d'Argenteuil, en
direction des champs d'épandage du parc agricole d'Achères. Après destruction
partielle pendant la deuxième guerre mondiale, il en subsiste l’une des deux
installations, « l’usine B », construite en 1901 et due à l'ingénieur
A. Loewy.
Muée aujourd'hui en Cité de l'eau et de l'assainissement, elle accueille les bureaux du SIAAP et des laboratoires de recherche, mais aussi de vastes plateaux destinés à des expositions et manifestations sur le cycle de l'eau. Dans toute la longueur de la halle, selon le parti choisi par l'architecte Michel Macari (sur place hier, ci-contre) afin d'en restituer tout
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