Le
rapport de la commission Balladur sur la réforme des institutions est commenté surtout
pour la fusion
qu’il propose de quelques régions entre elles. Mais il y a bien
d’autres sujets, consultez-le ICI en ligne !
Sur
l’intercommunalité, le rapport fait un constat moyennement louangeur : un bilan
qualitatif "contrasté", des périmètres géographiques pas toujours
satisfaisants, et des économies d’échelle rarement au rendez-vous… Dans les
Hauts-de-Seine, on sait même que certaines intercommunalités ont suscité des
hausses considérables de coûts. Enfin,
le rapport souligne que la légitimité démocratique de ces structures
n’est pas assurée dans le contexte actuel.
Moyennant
quoi, le rapport propose comme première réforme sur le sujet "d’achever
la carte de l’intercommunalité", en créant donc de nouvelles structures
là où il n’en existe pas. Oui, cela dessinerait certainement un ensemble moins
disparate, mais est-ce vraiment un "premier préalable", en lieu et
place de pistes de progrès sur le
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La loi du 6 juin
2000 "tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats
électoraux et fonctions électives" avait imposé la parité sur les listes municipales. Elle a été complétée par la loi du 31 janvier 2007 qui
demande à la fois, sur ces listes, une stricte alternance femmes-hommes et la respect de la parité pour les adjoints aux maires. Mais, malgré les amendements que certains parlementaires avaient présenté en 2007, l'intercommunalité a été écartée du champ de la loi. L'observatoire de la parité le souligne : "Les intercommunalités sont des lieux de pouvoir où
les dispositifs en faveur de la parité ne s’appliquent pas". Qu'en est-il dans les Hauts-de-Seine ?
Parmi les présidences de communautés d'agglomération, les femmes sont moins mal représentées ici qu'en moyenne nationale : sur les six communautés d'agglomération actuellement constituées dans le département (y compris la toute récente structure dite du Mont-Valérien), deux sont présidées par une femme (Marie-Hélène Amiable, députée-maire de Bagneux, pour Sud-de-Seine et Virginie Michel-Paulsen, maire de Vaucresson, pour Coeur de Seine). Là comme ailleurs, la sous-représentation des femmes est très nette dans la composition des conseils communautaires et a fortiori dans les lieux de décision que sont les bureaux communautaires. Ainsi l'agglo Coeur de Seine a-t-elle 9 vice-présidents, dont... une seule femme. Toujours mieux au demeurant qu'Arc de Seine, club exclusivement masculin avec un bureau composé uniquement d'hommes.
Si l'on s'essaie à un classement des communautés d'agglomération du département sur le critère de la parité, le résultat est le suivant :
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L'appel Démocratie et intercommunalités lancé en décembre a été comme prévu transmis en fin de semaine dernière aux présidents des groupes parlementaires. Il peut sembler un peu étrange, en ce début de XXIème siècle et en France, de devoir demander une chose aussi simple que la représentation des oppositions au sein d'instances qui engagent quotidiennement des décisions très importantes pour la population et les territoires, mais de fait, la jeune structuration de l'intercommunalité n'a pas pris en compte cette base de notre démocratie.
Les projets de réforme
publiquement débattus aujourd’hui ne répondent pas à ce manque. Pour les communautés
d’agglomération, la voie la plus souvent évoquée est celle d’une élection des
responsables communautaires au suffrage universel selon les modalités définies
pour Paris,
Lyon et Marseille par la loi n°82-1169 du 31 décembre 1982. Mais cette loi
ne prévoit pas de représentation
des oppositions par
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On le sait, l'intercommunalité Arc de Seine est engagée dans un processus de fusion avec sa voisine Val de Seine. Dans des conditions et perspectives totalement opaques pour les citoyens qui habitent les communes concernées, comme pour les élus qui n'ont pas même accès aux dossiers de préparation. Par ailleurs, cette communauté d'agglomération se caractérise par une dérive budgétaire inquiétante. Au chapitre en revanche des points très positifs, elle vient
de souscrire en matière de développement durable des engagements européens qui donnent enfin, si bien sûr ils sont suivis d'effets, un peu d'espoir en la matière sur notre territoire.
Eh bien, vous ne trouverez aucune de ces informations sur le site ou la lettre dits "Arc de Seine infos". Quel budget pour l'agglomération, pourquoi les fortes augmentations de postes importants, quelles perspectives financières ? Mystère. Quelles orientations concrètes pour la fusion proposée (et présentée comme décidée) ? Silence. L'engagement européen pour la réduction des gaz à effet de serre ? Pas même l'objet d'un entrefilet. Mais de quoi donc parle ce support "d'information" ? C'est simple, il lance un concours. Et pas n'importe quel concours : "une formidable aventure à laquelle les élus des sept villes ont
souhaité vous
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Selon les derniers chiffres disponibles (2007), la
dette de la commune de Levallois-Perret dépasse 5000 euros par habitant, trois
fois plus que la moyenne pour des villes comparables. Et augmente de façon vertigineuse puisqu'on en était à 4 300 euros par habitant l'année précédente. L'agence
de notation financière Fitch a placé la ville, présentée comme la plus endettée de France, sous "surveillance négative"...
Le maire de Levallois-Perret depuis 2001, après l'avoir été pendant douze ans de 1983 à
1995, est Patrick Balkany, député des Hauts-de-Seine, qui fut à diverses reprises condamné par la justice et déclaré par périodes inéligible. Il tente maintenant de sauver les meubles avec l'aide d'une sorte de "plan de relance bis" constitué comme l'ont révélé récemment l'Express et le communiqué d'un syndicat de la Caisse des dépôts d'un prêt exceptionnel de 100 millions d'euros accordé par cette institution, qui agit sous la
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Le
plan de relance, qui regroupe des financements divers à hauteur globale de 26
milliards d’euros, prévoit de consacrer au total 500 millions d'euros à l'Ile-de-France. Pour environ 80 projets. C'est la
moitié de ce que coûterait à elle seule la couverture de la portion neuilléenne de la RN 13, dont le principe est désormais défendu par l'Etat...
Pour
les Hauts-de-Seine, les principaux projets retenus sont :
- un
complément de financement permettant la réalisation des travaux de l’échangeur
RN184/A15
- le
financement du marché de maîtrise d’œuvre du dossier projet de la fin de la
tranchée couverte d’Antony Tube Sud
- la
traversée de Chatenay-Malabry (A 86 – RN 385)
ainsi que des
travaux dans le domaine national de Meudon et le Hangar Y de Meudon.
Rien de révolutionnaire a priori, de grandes zones géographiques oubliées, notamment le nord du département, et une priorité massive donnée aux projets routiers,Grenelle de l'environnement ou non. Mais malgré aussi la modestie de l'enveloppe globale, on peut en étant optimiste trouver des sujets de satisfaction : notre département a par exemple échappé à la construction d'un circuit de formule 1 sur un champ de captage d'eau potable, que le même plan de relance ne craint pas de programmer chez
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Si "Le Parisien" de ce matin a bien compris (on n'ose le croire) le message véhiculé par le Conseil général à propos de la RD 7, on sort de la concertation tronquée pour entrer carrément dans le ridicule : le Conseil général "exhiberait", face aux résultats de la concertation écrite dans les registres, un sondage réalisé par téléphone... Un sondage téléphonique réalisé, de plus, auprès de 700
personnes dont 80% ignoraient en quoi consistait les projets d'aménagement et dont près de la moitié ont déclaré n'utiliser que rarement la RD7...(voir les principales caractéristiques de ce sondage - en lien ci-contre - dans la note Démocratie92 du 7 février).
En cette période de début de vacances scolaires, les juristes du Conseil général sont apparemment déjà partis skier : sinon, ils auraient pu indiquer à leurs élus que les opérations d'aménagement requièrent la mise en place de concertations selon des modalités validées par les villes, dont
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400
villes européennes se sont engagées cette semaine à réduire de plus de 20%
leurs émissions de CO2 d’ici à 2020 : il s'agit de dépasser localement les
objectifs fixés par l’Union européenne aux Etats-membres dans le cadre des mesures dénommées "paquet
énergie-climat".
40 communes ou groupements de communes français figurent parmi ces 400 villes, dont une dans les Hauts-de-Seine : l'intercommunalité Arc de Seine. Saluons cette initiative. Arc de Seine avait jusqu'ici affiché des actions environnementales sans les doter de moyens significatifs (un budget minime, par exemple, pour l'agence locale de l'énergie), mais cette adhésion en précurseur à un réseau européen décidé à décliner localement et de façon mesurable la réduction de gaz à effets de serre devrait constituer
un tournant, acceptons en l'augure. Un premier dossier se présentera d'ailleurs sans délai dans le cadre de cet engagement : celui de la RD 7, dont l'aménagement, en fonction de l'option retenue, aggravera sensiblement l'émission de gaz à effets de serre ou contribuera à la modérer. C'est d'ailleurs Arc de Seine qui avait commandé l'étude portant sur un aménagement doux en chaussées multimodales et mini-giratoires avant de cesser d'en défendre la pertinence face à un Conseil général fanatique des quatre voies et autres autoroutes urbaines... Les riverains, mais plus globalement tous les utilisateurs de cette voie seraient très heureux de voir la communauté d'agglomération revenir à la défense d'une solution gagnant-gagnant et respectueuse de l'environnement.
Globalement, le but de l’opération, initiée par la Commission européenne
en partenariat
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La possible suppression de la taxe professionnelle - qui n'est à ce stade qu'un projet, dans l'attente de la décision des assemblées parlementaires - mobilise toutes les collectivités locales. Les inconvénients de ce mode d'imposition sont en effet connus de longue date avec notamment sa très inégale répartition territoriale, mais la "TP" représente 44% du produit fiscal
direct total des collectivités. Son remplacement par d'autres financements exige donc une préparation très maîtrisée.
Dans les Hauts-de-Seine comme ailleurs, les intercommunalités et particulièrement les cinq communautés d'agglomération du département sont les plus concernées. Mais les communes altoséquanaises hors agglomérations le sont aussi, certaines bénéficiant d'apports massifs de taxe professionnelle. Les derniers chiffres disponibles (2007) illustrent tant les inégalités territoriales - dont la lecture doit être complétée par les inégalités que créent d'autres produits ou charges - que l'ampleur du sujet. Les voici pour les 17 villes hors communautés d'agglomération du département :
- Asnières : 14,4 millions d'euros, soit 189 euros par habitant
- Bois-Colombes : 2,9 millions d'euros, soit 120 euros par habitant
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Si le Conseil général masque les résultats du recueil d'avis entrepris auprès des populations des communes riveraines sur l'aménagement de la RD 7, de nombreuses associations les ont collationnés ensemble (voir la note Démocratie92 du 7 février) et communiquent. Voici leur message commun, adressé aussi à plusieurs journalistes. La presse sera-t-elle suffisamment libre pour relayer cette information signée et vérifiée ?
RD 7 Vallée rive gauche : Les registres plébiscitent la solution 2 x 1,5 voies
"Les
associations ont dépouillé les cahiers de concertation mis à disposition dans
les trois villes de Sèvres, Meudon et Issy les Moulineaux….grâce aux
photographies des pages de ces cahiers. Plus de mille avis et signatures de
pétition y ont été déposés. L'option 3, à savoir la deux fois une voie et
demie avec chaussée multimodale et carrefours giratoires, est soutenue par plus
de 90 % d'entre eux, et même par plus de 95% à Meudon. L'option 1, la deux
fois deux voies, ne recueille la faveur que de 4 % de ceux qui se sont
exprimés. Un tel résultat était d'ailleurs prévisible pour ceux qui ont assisté
aux deux réunions publiques au cours desquelles le maître d'ouvrage a fait
valoir sa préférence pour l'option 1 (la quatre voies) sans trouver d'écho. Il s'explique par
tous les
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